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la suite de l'histoire se trouve dans le livre "poly et le mystère de l'oasis" http://tout-ce cile-aubry.cen t
Par tout-cecile-aubry, le 10.12.2020
j'ai adore cette série
Par Anonyme, le 30.08.2020
bonjour madame sophie simon. je recherche depuis plusieurs années le dvd"poly en tunisie" dans lequel vous jou
Par Pavelek, le 24.04.2020
dans le livre poly en tunisie, il n'y a pas de jumelles, il n'y a que nathalie. qqun peut me raconter l'histoi
Par Anonyme, le 29.03.2020
contente d'avoir retrouvé ce blog j'étais jeune à cette époque j'ai adorée poly en tunisie
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Date de création : 23.01.2011
Dernière mise à jour :
17.06.2016
65 articles
N'hésitez surtout pas à donner vos impressions sur ce blog ou à raviver des souvenirs enfouis depuis longtemps (ou pas) dans vos coeurs. N'hésitez pas à partager des choses avec nous ou à poser des questions, j'essaierai d'y répondre si je le peux... Vous pouvez aussi vous inscrire à ma newsletter pour recevoir les nouveautés du blog.

Cécile Aubry apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du poumon un peu plus d'un an avant qu'il ne l'emporte.
Mehdi parle du cancer de sa mère: "Mon portable sonne au milieu d'une répétition [de la pièce Un point c'est tout de Laurent Baffie]. Je me fais incendier par Laurent mais je décroche quand même, ayant reconnu le numéro affiché: celui de la mère. Elle sait que je suis en plein filage. Pourquoi m'appelle-t-elle à cette heure ? Ca ne me dit rien qui vaille...
"Je sors de chez le médecin, me dit-elle. J'ai un cancer du poumon. Pour l'instant, ce n'est pas grave. Ils pensent pouvoir le gérer à temps. Excuse-moi, je sais que je te dérange, mais j'avais besoin de te parler."
Maman qui s'excuse d'avoir un cancer ! Je suis effondré."
(D'après le livre "La belle histoire de Sébastien" de Mehdi el Glaoui paru le 28 novembre 2013 chez Michel Lafon)
Cécile Aubry est décédée le lundi 19 juillet 2010 des suites d'un cancer du poumon contre lequel elle luttait depuis plusieurs années.
Mehdi parle de sa mère: "Mon ange gardien est parti. A bout de souffle.
A sa mort, il a fallu trouver une solution pour le Moulin. Le vendre ou le ouer était hors de question. Trop de souvenirs, trop d'objets symboliques, je ne pouvais me résoudre à abandonner cette maison où j'étais né, et que ma mère et ma grand-mère avaient mis plus de soixante ans à rendre confortable.
En conséquence, Virginie et moi-même avons décidé de nous installer au Moulin. Je n'aurais jamais pensé que je retournerais vivre un jour dans cette maison qui n'avait pas bougé d'un pouce depuis mon départ, il y a quarante ans.
L'impression était très étrange, il y manquait une âme... Aujourd'hui encore je ne pénètre pas dans la chambre de maman de peur d'y rencontrer son très jeune fantôme...
A la fois présente et invisible, maman continue de vivre dans mon coeur, de même, que dans le coeur de bon nombre de lecteurs et téléspectateurs."
(D'après le livre "La belle histoire de Sébastien" de Mehdi el Glaoui paru le 28 novembre 2013 chez Michel Lafon)
Vidéo des informations de TF1 annonçant le décès de Cécile Aubry le 20 juillet 2010:
Ses obsèques ont été célébrées le lundi 26 juillet 2010 à l'église de Dourdan.

Vidéo des informations sur France 3 annonçant l'hommage que les habitants de Saint-Cyr-sous-Dourdan ont tenu à rendre à Cécile Aubry:
Véronique Jannot a confié, en larmes, au Figaro le 20 juillet 2010 avoir une "reconnaissance éternelle" pour la réalisatrice qui l'a révélée: "Je l'ai eue au téléphone quelques heures avant qu'elle ne nous quitte. Nous nous sommes beaucoup parlé. Je l'ai ensuite veillée toute la nuit depuis chez moi. J'ai une reconnaissance éternelle pour Cécile, qui m'a donné ma première chance. C'était une rencontre capitale. J'ai toujours eu une énorme admiration pour elle, qui avait encore, à 80 ans, l'énergie d'une femme de 40 ans. Une battante!".
Véronique Jannot et Cécile Aubry s'étaient perdues de vue il y a très longtemps. "Nous nous sommes retrouvées le jour où elle a appris qu'elle était atteinte d'un cancer, il y a un an. On ne s'est plus lâchées, j'ai pu lui montrer mon voyage au Tibet, mon film "Dakinis", c'était un grand bonheur de le partager avec elle".
(D'après l'article "Cécile Aubry hommage de Véronique Jannot" du Figaro)
Cécile Aubry a été inhumée au cimetière de Montrouge (Hauts-de-Seine) dans le caveau familial aux côtés de sa mère.

L'information a été relayée entre autres par Le Parisien, Le Télégramme, Allociné, Télé Obs, Télé-Loisirs, La Croix, RTL...
A Saint-Cyr-sous-Dourdan, Cécile Aubry s’était installée en 1951 au bord de la rivière Rémarde, dans un ancien moulin qu’elle avait rénové. Elle y a accueilli Mehdi ainsi que son caniche Satin, quatre lévriers et le poney Barbara.
"[Ma mère a vécu] d'un pays à l'autre, passant des plateaux de tournage aux planches du Grand-Guignol, dormant tantôt dans un hôtel, tantôt dans un riad au coeur de la Médina, baptisé Jardin des Oliviers ; jusqu'à ce qu'elle trouve enfin son havre de paix au milieu d'un écrin de verdure, un mouin de la région parisienne, qu'elle s'offrira avec ses cachets de comédienne, au grand dam de son père."("La belle histoire de Sébastien" de Mehdi el Glaoui paru le 28 novembre 2013 chez Michel Lafon)
La série télé "Poly", l’histoire d’un poney maltraité par son maître, a été en partie tournée ici ou dans les environs. Dans le rôle principal : son fils Mehdi. Les gens du village jouaient les seconds rôles. (Voir l'article "Les Aventures de Poly")
Saint-Cyr appréciait sa simplicité. Tous décrivent un petit brin de femme, pétillant de vie et jolie. On pouvait la croiser au marché de Dourdan, à l’épicerie du Val-Saint-Germain. Adorant la danse, elle suivait les cours au conservatoire de Dourdan. A 81 ans, elle y était encore inscrite l'année où elle s'est éteinte.
Quelques témoignages d’habitants de Saint-Cyr-sous-Dourdan en 2010:
"C’était notre gloire locale. Mais une gloire modeste, quelqu’un de simple,
gentil, accessible…", Nicole, ancienne conseillère municipale
"Quand j’ai appris la nouvelle, ça m’a donné un coup. Belle et Sébastien, c’est mon époque.
J’ai les cassettes à la maison.", Gilles, 51 ans
"C’était une femme pas du tout fière", Evelyne
"Une bonne personne. Tous les ans, elle me proposait de ramasser les pommes
dans son jardin pour que je fasse du cidre.", Albert
"On n’oubliait pas son regard, ses yeux magnifiques", Nicole

Cécile Aubry en 2002, dans la cour de la ferme des Tourelles, désormais un restaurant
(D'après les articles "Saint-Cyr-sous-Dourdan pleure Cécile Aubry" et "Ma mère était très attachée à cette maison" du Parisien)
Vue de la propriété entière

Les extérieurs et les champs

"Ma mère était très attachée à cette maison. Elle y bricolait beaucoup, s'occupait de la déco, l'entretenait. C'était une Parisienne de père en fille depuis cinq générations, mais elle s'était très bien adaptée à la campagne."
(Mehdi, 2010)

L'extérieur


L'intérieur
La cuisine
"La cuisine où j'aime confectionner de bons petits plats."

Le living-room
"J'ai un faible pour mon living-room où j'ai entassé bien des souvenirs de voyages."

La salle à manger



Le grenier


(Certaines photos sont tirées de la revue Festival n°332 de 1955 et de la revue Maisons de campagne n°10 de mars 1968)
La Rémarde est une rivière présente dans les départements des Yvelines et de l'Essonne de la région Ile-de-France. Elle est longue de 36,6 km et passe au pied du Moulin Bleu de Saint-Cyr-sous-Dourdan.

Cécile Aubry parle de la Rémarde
![]() | "Elle est notre amie. Elle passe au pied de notre maison avant de s'alanguir dans les bois, puis se jette rageusement sur les vannes de "l'Hospice" pour traverser, après sa chute, un parc secret où dormirait la Belle-au-bois-dormant et là, vaniteuse, elle ose prendre des allures de torrents de montagne, roule sur les cailloux et se fâche avant de rejoindre le village où elle s'endort à nouveau. Ensuite, qu'elle aille où elle voudra, je ne la connais plus !" |
|
Quelques photos sur la Rémarde


Mehdi sort de l'école communale de Saint-Cyr-sous-Dourdan avec ses camarades et rentre chez lui au Moulin Bleu avec un copain.


Mehdi essaye de faire ses devoirs...


... sous l'oeil attentif de sa maman.

Au même endroit, quelques années auparavant: Cécile Aubry et son premier petit assistant.

Le soir, dans sa chambre, avec sa maman.



"Les animaux, ils sont synonymes de vie en fait, comme la végétation, comme une vieille maison.
Ils sont affectivement une nécessité pour moi.
Je ne comprendrai pas une maison de campagne sans animaux."
Le caniche Satin
Un des premiers achats faits avec l'argent gagné.

Les autres chiens

Les chevaux et poneys


Les animaux de la ferme

Le petit chien Pick

Les photos de 1958 sont des captures d'écran de l'épisode "L'Anniversaire de Pick" de l'émission "Les Histoires de Cécile" du 13 novembre 1958 à voir sur le site de l'INA.
En 1965



En 1967

En 1968

En 1969
En octobre 1969, la revue Chouette a consacré une page à Mehdi avec l'article "Sébastien revient" pour l'arrivée prochaine sur le petit écran de "Sébastien et la Mary-Morgane".

En 1970




En 1971

En 1973

En 1977
Présentation des animaux du Moulin Bleu : Balthazar, le poney Shetland ; Proust, le chat siamois ; les chiens Roxane, setter anglais et Par-ici-la-bonne-soupe, bâtard, surnomés les fous du logis.
"Je suis entrée au Cours Simon parce que je parlais trop vite et que je bafouillais un peu. J'avais une camarade de classe qui elle était chez René Simon et qui m'a dit que c'était son rêve d'être comédienne. Et finalement elle m'a dit, tu devrais aller chez Simon, il est formidable. Alors je suis aller chez lui et il m'a collée sur un petit coin de son estrade et il m'a dit "Toi dans trois, quatre ans, on s'occupera de toi !"
"Un jour, à la veille des vacances en juin 1947, il y avait un bonhomme que je ne connaissais pas du tout, tout au fond de la salle, qui m'a appelée. Alors j'ai reçu un coup de coude dans les côtes énorme de la fille qui était à côté de moi et qui m'a dit "Tu te rend compte, c'est Clouzot !". Mais je ne savais pas qui était Clouzot ! Il m'a demandé mon nom, mon addresse..."
Clouzot ne lui parle pas un language de professeur: "Tu as un nom à coucher dehors, lui dit-il, mais un physique à exercer des ravages. Le physique que je cherche pour "Manon"." Elle est terrifiée et découragée quand, convoquée aux studios de Joinville pour les essais, elle voit deux cents concurrentes qui la précèdent. Patiente, ponctuelle, décidée jusqu'à la hargne, elle tient bon. Cette obstination plaît à Clouzot qui, finalement, la choisit parmi huit cents postulantes. Quand elle lui remet le script, qu'elle connait par coeur, il a ces mots profonds lancés sur un ton ironique: "Un rôle, cela s'apprend, de toute évidence. Mais, voilà qui est plus délicat, cela se vit. Tu ne vas pas jouer devant ma caméra: tu vas vivre !"
"Quand mon pauvre père a lu le scénario, il a dit: "Tout de même je suis fou, je ne peux pas permettre ça !" et maman qui ne savait pas quoi dire lui a dit "Mais ce n'est que du cinéma !" et il a dit "Heureusement !"."
"J'ai beaucoup travaillé avec Clouzot, il me faisait lire Proust. C'est extraordinaire par ce qu'il me lisait trois pages et il me disait "Essaie de faire ce que j'ai fait". Alors je prenais les mêmes respirations, les mêmes intonations. Je faisais exactement ce qu'il avait fait. Et à chaque fois, il y avait un temps d'arrêt et il me disais: "Tu es un petit singe !". Et il recommançait une autre page pour voir si ce n'était pas un coup de peau."
Pour ce qui est du nom, c'est Clouzot qui a voulu que Cécile Aubry change de nom. Quelque chose le choquait dans le prénom Anne-José et il prétendait qu'en argot Bénard voulait dire pantalon. Et c'est Clouzot lui-même qui a proposé "Cécile", un prénom auquel elle ne pensait pas du tout.
Avec une énergie courroucée, elle s'est ingéniée à "être Manon" alors qu'elle bûchait son baccalauréat. Elle l'a obtenu, avec mention. Au studio, c'est une autre histoire. Les claques pleuvent, beaucoup plus que les millions. Mais la récompense de l'effort accompli, le salaire de son tenace courage dépasse toutes les espérances.
A vingt-et-un ans, le 28 février 1949, elle vit son premier grand succès avec "Manon", l'adaptation cinématographique du roman de l'Abbé Prévost "L'Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut".
"Je n'ai pas dompté ce petit fauve aux dents longues. Je l'ai domestiqué, comme on apprivoise une sauvageonne. Cécile est une remarquable comédienne de tempérament. Une nature, quoi !"
(Henri-Georges Clouzot)
(Paragraphes partiellement rédigés d'après le numéro 1101 du 12 juin 1970 de "Paris Match" et l'interview de Cécile Aubry de mars 2010 incluse dans le DVD de "Manon")
Distribution:
Histoire:
Sur un bateau qui vient d'appareiller de Marseille, des juifs, rescapés du génocide, embarquent pour immigrer illégalement vers la Palestine, alors sous mandat britannique. Tandis qu'un des lieutenants du bord installe les nouveaux venus dans les cales du navire, il découvre par hasard deux passagers clandestins.
Il les mène au capitaine (Henri Vilbet) dont le second (Michel Bouquet) reconnaît l'homme grâce à la photographie d'un journal. Il s'agit de Robert Desgrieux (Michel Auclair), un assassin en fuite.
Le capitaine décide de livrer le couple à la police d'Alexandrie à son arrivée, mais, quelques jours avant celle-ci, il se laisse attendrir par la jeune femme et finit par convier dans sa cabine les deux jeunes amants. Ceux-ci se mettent alors à conter leur histoire.

Cécile Aubry parle de Clouzot:
"Il m'intimidait, il était sévère. En même tant il m'appelait "le Marmouzet", ce qui est plutôt mignon. Il était aussi capable d'attendrissement comme le collier rose de chez Hermès offert à mon chien, je trouvais ça drôle ! Un jour, il avait été invité à la maison, chez moi et il s'était précipité pour attraper mon petit caniche blanc qui s'appelait Satin. Moi j'ai cru qu'il voulait l'étrangler, j'ai eu une peur affreuse. Le petit chien a disparru donc il s'est retrouvé à quatre pattes. Et puis finalement on lui a donné le petit chien et il a mis ses mains autour du cou du chien, c'était sans doute pour prendre la taille du collier. Et il revenu avec un petit collier rose. C'est pas mignon ça ! On n'attend pas ça de Clouzot quand même !"
"Je n'ai jamais appelé Clouzot, Clouzot. Je ne l'ai encore moins appelé par son prénom donc je l'appelais "Monsieur". Mais la plupart du temps, je ne l'appelais pas. Je disais "oui", "non" comme les ados."
"J'aurais adoré prendre son scénario et l'étudier beaucoup plus mais j'avais pas le droit d'y toucher. J'étais vraiment comme une gosse."
"Il redoutait beaucoup les sentiments. Il redoutais férocement les sentiments. Il détestait les parties romantiques de "Manon"."
"Il me mettait à bout de nerf, ça oui, de toutes les manières. Il était exaspérant en faisant vingt prises quand les deux premières étaient les meilleures vu l'âge que j'avais, la jeunesse que j'avais et le manque de métier que j'avais aussi. Donc par moment, je débordais littéralement et je disais ce qui me passais par la tête par ce que son texte j'en avais par dessus la tête et je ne pouvais plus le dire. Et souvent, c'était mon texte à moi qu'il prenait."
"De temps en temps je disais quelque chose à table au déjeuner et il me disais: "Tiens, c'est pas mal ça !" et il écrivait."
"Il y a des légendes qui se créent. On a dit qu'il m'avait beaucoup giflée ce qui est faux. Il m'a giflée une fois. Et il y a eu une réaction tellement mauvaise et tellement contraire parce qu'il attendait deux ou trois larmes mais il n'y a pas eu deux ou trois larmes, il y a eu des hurlements et une crise de nerfs et moi, j'ai voulu le regifler moi-même. Parce que c'était trop fort ça !"
"Pour montrer l'inconscience de ce cher Clouzot, il me mettait de la cocaïne dans les yeux pour que je les garde ouverts mais c'est que ça risquait médicalement parlant un décollement de la rétine. J'espère qu'il ne le savais pas. J'espère pour lui qu'il ne le savais pas ! Mais j'ai eu beaucoup d'ennuis par la suite."
"J'étais toujours la dernière couchée parce qu'il fallait que je vienne voir les rushes avec lui. Alors il était assis sur un fauteuil et moi par terre devant lui. Et il me disait "Tu vois ce que tu as fait, tu as attrapé une ombre là ! Tu vois je ne te l'ai pas dit, je voulais que tu le vois ! J'ai tiré la prise !"
"Mais ça je ne lui en veux pas du tout. Au contraire, merci. Un grand merci pour tout ce qu'il a pu m'apprendre, m'enseigner."
"Clouzot, je lui dois tout. Je lui dois absolument tout. C'était ma meilleure école. Il m'a tout appris. Et ses techniciens aussi."
(Extraits de l'interview de Cécile Aubry de mars 2010)
>> Extrait de "Manon", scène entre Cécile Aubry et Michel Auclair
Succès:
Ce film eut un énorme succès et obtint un Lion d'Or à la Mostra de Venise de 1949.
"J'étais encore une enfant, je ne me posais de questions. Tout ce qui m'arrivait me paraissait normal. Et c'est ainsi que j'ai été la pionnière des "bébés vamps" comme on le disait à l'époque."
(D'après un article paru dans le Figaro Madame en juillet 1990)



